Test de Fatecraft: La Saga des Thérians
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Therian Saga
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Note: 18/20 (1603 votes)


Test de Fatecraft: La Saga des Thérians

Test réalisé le 29 mai, 2013
16/20

Avant son lancement officiel le 15 juin prochain, j’ai eu l’occasion de tester la version beta ouverte de Fatecraft, la Saga des Thérians. Les développeurs travaillent sur ce jeu par navigateur depuis un an. Une année qu’ils ont mise à profit, aidés par les remarques et conseils des playtesteurs, pour en sophistiquer la mouture.

Fatecraft se présente comme un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur très ouvert, dont les nombreuses possibilités de jeu font parfois écho à celles de ses grands frères, les MMORPG dits payants.

S’agissant d’un JPN, la comparaison avec ce type de MMO s’arrête là. A une animation ou une 3D élaborées, Fatecraft préfère jouer la carte de la jouabilité et de la diversité.

Un MMORPG médiéval

Le monde se présente comme un médiéval-fantastique relativement classique. Le thème est celui du Nouveau Monde, des îles et continents qu’il faut découvrir, explorer, coloniser et exploiter. Un monde qui fleure bon l’exotisme et le nouveau départ.

Le joueur incarne un personnage autonome, qui part à l’aventure, fait des choix et gère ses journées (et donc, la progression de ses expériences) en listant les actions à effectuer. Une fois cette liste effectuée, la présence en ligne n’est pas requise pour que ces actions se déroulent.

Au fil de ses choix, le personnage déploie tout un éventail de possibilités (compétences, spécialisations, matériel, compagnons, familiers, artisanat, et même territorialité).

Les graphismes se veulent bon enfant et colorés, dans une ambiance très cartoon. Une touche de fraîcheur qui apporte beaucoup à la qualité globale du jeu. On pourra simplement regretter au passage le nombre limité de visuels disponibles pour les personnages rencontrés : il devient rapidement facile de confondre des personnages.

Comme dans tout RPG qui se respecte, qui dit tâches à accomplir dit quêtes. L’interface de ces quêtes est relativement souple et efficace : des personnages ou des situations proposent des quêtes qu’il est possible d’accepter. Suivent le coût en temps, les déplacements qui vont de pair, les gains à la clé. L’iconographie des menus de quêtes est limpide. Comme souvent dans ce genre de jeu, les nombreuses possibilités de quêtes impliquent la tenue à jour automatique d’un journal.

Notons au passage une démarche très pédagogique dans l’accessibilité au jeu. Des conseils d’initiation ou de perfectionnement sont souvent dispensés par les personnages rencontrés, ce qui offre un véritable avantage : l’aide au joueur est apportée au sein même du jeu, sans avoir à passer par une démarche de dés-immersion (accès à des aides sur menus).

Inévitablement, il me faut dire un mot à propos de l’interface de combat. Rencontres inopportunes ou attaques volontaires, les combats sont presque une norme dans un tel univers. Observons donc un peu cette interface. Force est de constater qu’à défaut d’un véritable point noir, nous nous trouvons en présence d’un point « gris ».

Certes, les programmeurs ne sont pas censés réinventer la poudre. Après tout, on parle d’une interface de combat dans un jeu de fantasy, un principe qui a été traité de nombreuses fois. Mais on a affaire ici à un système académique, poussif et prévisible, parfois jusqu’à l’ennui. A cela s’ajoute un niveau de difficulté en dents de scie. Difficile dans ces conditions d’apprécier ces moments d’action…

Au chapitre des éléments laborieux, on trouve aussi, au gré de la stabilité des serveurs et des mises à jour, des tressautements qui vous déconnectent parfois sans signe avant-coureur. Rien de bien alarmant, certes, mais c’est un fait qui a tendance à faire monter la courbe de l’agacement assez vite. Reste à espérer que les développeurs corrigeront le tir pour la version définitive.

Un mot à propos des musiques du jeu : je trouve qu’un soin tout particulier a été fourni ici. Diversifiées et immersives, elles apportent une touche d’ambiance indéniable, sans pour autant s’imposer ou tomber dans le difficilement supportable. Tour à tour épiques (introduction), détendues (zones urbaines), angoissantes (donjons), stressantes (combats), elles apportent au jeu une partie de son identité.

Au final, sans révolutionner le genre, Fatecraft surprend agréablement par sa fraîcheur, sa richesse et son interface.

Résolument à découvrir….

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